Bienvenue

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu connaitre le déroulement des combats qui ont fait rage en 1914 dans ma région natale, au sud de Vitry le François, précisément sur la rive gauche de la Marne, aux alentours de Glannes, Huiron, Courdemanges et mon village : Chatelraould. L’écolier que j’étais, en promenade sur le mont Moret avec son institutrice et ses camarades, ne quittait guère le sol des yeux, à la recherche d’éclats d’obus ou de shrapnels…

Malheureusement, aucun adulte n’était capable de me renseigner et je dus admettre qu’il n’existait pas de livre détaillé sur « ma » bataille. Quelle frustration !

Bien plus tard, je décidais de mener des recherches sérieuses. Après plusieurs années d’investigations, j’entrepris de croiser méthodiquement toutes les sources que j’avais amassées : archives militaires et civiles, françaises et allemandes, témoignages, etc. Dans le même temps, je me documentais sur les armées de l’époque, leur équipement, leur doctrine, etc. Le déroulement de la bataille de la Marne au sud de Vitry commençait à prendre forme dans mon esprit.

Lassé d’entendre des récits plus ou moins imaginaires de ces cinq journées de combats que je commençais à bien connaitre, je décidai d’écrire une synthèse de mes recherches, un livre documenté, illustré de cartes détaillées et de nombreux témoignages. Ce travail a été publié en 2018 sous le titre « La bataille de la Marne à Vitry-le-François » par les éditions Ysec, spécialiste reconnu de la Grande Guerre. Cette publication est ma modeste contribution au devoir de mémoire que nous devons à tous ces hommes, Français ou Allemands. Puisse un jour un historien (un vrai !) reprendre mon travail, le corriger et l’améliorer par sa méthode et l’apport de nouvelles sources.

Jean Lasnier

 

 

La quête continue

Je remercie toute personne en possession d’un témoignage (carnet de route, lettre, objet, photo…) sur la bataille de Vitry, aussi modeste soit-il, de bien vouloir me contacter.

Quelques phrases crayonnées à la hâte sur un carnet de route ou une carte postale peuvent parfois livrer de précieux indices. 

 

 

Ceux de Vitry

 

Huiron, quelques jours après la bataille (BDIC)

Certains des acteurs de la bataille m’accompagnent depuis très longtemps. Je pense notamment à ces hommes du 107è RI d’Angoulême :

Louis Campagne, chef du 3e bataillon du 107e RI pendant la bataille. Colonel du 78e RI à la fin de la guerre et auteur du « Chemin des croix » (Tallandier, 1930), cet officier était de toute évidence une personnalité reconnue. Une rue d’Angoulême porte d’ailleurs son nom. Toutes mes démarches pour trouver une photographie de cet homme sont pour l’instant restées vaines.
Jean Ducasse, sergent à la 4e cie, auteur d’un témoignage précieux. Mort en 1915 à l’âge de 24 ans.
Francis de Labrouhe de Laborderie, lieutenant tué au nord de Beaucamp au matin du 9 septembre.
Jacques de Litardière, lieutenant à la 8ème batterie du 52ème RA, tué le 7 septembre et enterré à Chatelraould.
Jean Louvet, caporal à la 12e cie, étudiant en agronomie, tué le 8 septembre dans les bois au sud de Courdemanges, tout près de la grande route, et qui repose encore sur place avec quatre de ses camarades.

Et tant d’autres encore, des 100è, 108è, 126è RI, 21è et 34èmes RA, etc.
Si vous êtes en possession d’informations, n’hésitez pas à me contacter.